LA DROITE OU LE BANDITISME D’ÉTAT ?

(Élections
fédérales canadiennes 2006
)

Je suis littéralement ébaubie (quoique
non surprise) par la sortie du jour (20 janvier) des sept
«canons» libéraux
fédéraux.*

Bien que me considérant une femme de gauche (si
tant est que cette formulation ait encore tout son sens à
notre époque), j’estime que le plus grand danger en Canada,
c’est le Parti Libéral du Canada
lui-même.

À côté de celui-ci, le Parti
Conservateur
, c’est une mignonne brebis. Dans un enclos.

A fortiori si l’électorat du
Québec s’offre un Bloc
Québécois
fort qui
détiendrait l’équilibre (ou
«balance») du pouvoir, permettant ainsi de juguler
aisément le «danger conservateur». C’est
ce que j’appelle en l’occurrence, n’en déplaise à
M. Pierre Pettigrew et ses acolytes, un «vrai pouvoir
constructif d’Opposition».

Et puis si ça ne suffit pas, à la fin,
et que ce Canada-là nous ennuie ou nous horripile
au-delà du supportable, eh bien il nous restera toujours la
carte de l’Indépendance du Québec. Il faut bien
vivre sa vie d’adulte un jour ou l’autre, après tout.

Bref, les vrais dangers politiques en la demeure, ce sont nuls
autres que ces Pierre Pettigrew, ces Denis Coderre (non
présent à ce «point de
presse»…), ces Lucienne Robillard et ces
Stéphane Dion.

Je préfère encore et de loin – ce n’est
ni Bush ni Pinochet, tout de même – la droite au banditisme
d’État.

Mathilde François,
MathildeFrancois@sympatico.ca

* http://www.radio-canada.com/nouvelles/electionsFed2006/2006/01/20/011-liberaux-montreal.shtml

(Le 21 janvier 2006)