BRUSSELS CHARLEROI AIRPORT

L’usage de la langue anglaise, au delà d’un aspect commercial (et purement
spéculatif) fait partie d’une volonté des autorités belges francophones – que ce
soit au niveau fédéral ou régional, comme ici – de se distancier, se
différencier dirais-je même, de la France.

A un point tel que même que l’usage de termes français passe parfois dans
certains milieux pour de la pédanterie.

Ce n’est pas nouveau, le choix systématique de termes anglo-saxons a permis
très (trop) longtemps de dissimuler l’antagonisme profond entre les Flamands,
les wallons et les Bruxellois francophones. De masquer aussi la main mise de la
Flandre sur tous les rouages économiques de la Belgique.

Hélas, tous les partis politiques traditionnels de la communauté française de
Belgique ont adopté, en matière de défense du français, une attitude
particulièrement timorée, pour ne pas dire plus. Et quand vous saurez que
l’ensemble de la vie sociale, administrative et même économique est inféodée à
des décisions qui sont prises au sein des états majors de ces partis, vous
comprendrez aisément la raison du courrier que vous avez reçu de la part de la
Direction de l’aéroport de Charleroi. Les fonctionnaires dirigeants de
l’aéroport de Liège ont la même attitude.

La défense du français, en Wallonie et à Bruxelles reste un combat
prioritaire pour nous. Il est indissociable de celui pour notre identité.

Claude Thayse

Président du RWF-RBF
Rassemblement Wallonie-France – Rassemblement Bruxelles-France
http://rwf.be

http://www.claude-thayse.net

(Le 1er avril 2006)