L’ARMÉE FRANÇAISE EN ANGLAIS

En réaction au texte
L’ARMÉE FRANÇAISE EN ANGLAIS

La formation d’un corps européen de défense a, si je ne trompe, été créé sans
état anglophone au départ : France, Luxembourg, Belgique, Allemagne et Espagne,
soit une large majorité linguistique française et allemande (Le Luxembourg et la
Belgique ayant une minorité linguistique allemande). Les gouvernements français
jouent un jeu dangereux : incapables de voir en eux-mêmes leurs déficiences
intellectuelles dans le maintien et la propagation de cette France, tant
culturelle et linguistique (deux termes inséparables d’ailleurs l’un de
l’autre), et méprisants envers les autres Etats ou personnes étrangères de la
francophonie ou connaissant le français, ceux-ci décident donc de s’en remettre
à l’anglicisation. Dans un premier temps cela peut être séduisant pour qui veut
profiter d’une manne quelle qu’elle soit (mais à notre niveau, nous n’en avons
certainement pas besoin). Dans un deuxième temps, nous en arriverons au niveau
des pays longtemps « colonisés » en leur sein qui aujourd’hui se rebellent et
prennent « du poil de la bête ».

Il est donc difficile (pour moi, inadmissible) d’accepter que sur le sol
français, via des crédits français, des dirigeants français, l’anglais ou
n’importe quel autre organisme. La même erreur a été soit langue de travail
d’une nouvelle « base » militaire internationale faite maintes fois par la France
et ça continue… Pour ne pas froisser les 21 étrangers qui ont dû être choisis
pour que justement la France, culpabilisant de mettre en avant la langue
française en langue de travail pour et ne pas se faire passer pour des chauvins,
accueille ces derniers en anglais.

Il convient donc que toutes les associations et personnes physiques défendant
la langue française se regroupent, afin non seulement de refuser cette nouvelle
hérésie mais pour également remettre en question aussi la langue de travail
unique qu’est l’anglais dans de plus en plus de secteurs européens, alors que
tout le monde s’en indigne mais que, évidemment, les médias trouvent déplaisants
de relater dans les journaux de la presse écrite ou à la télévision, même à la
radio, ou sinon dans des presses spécialisées.

J’espère que mon appel sera entendu pour que nos lois sur la langue française
ne soient plus bafouées pour raison « pratique », ce qui n’est pas une raison
crédible et en plus nie la diversifiée culturelle et linguistique dont on nous
vante à longueur de temps dans les médias : des millions d’euros en grosses
affiches dans les plus petites villes pour dire les bienfaits de l’Europe,
durant le référendum, un peu comme à l’exemple du film de John Carpenter
« invasion Los Angeles » qu’on pourrait reprendre en France sous le nom « invasion
France » et cela, sans aucune connotation xénophobique, connaissant moi-même à
divers degrés plusieurs langues et ne dénigrant aucune culture.

MAIS POUR MOI, IL NE SERA PLUS QUESTION DE RESPECT SI PERSONNE NE RESPECTE
MON ORIGINE CULTURELLE et donc MA LANGUE.

Et celui qui s’exprime fait partie de la génération qui doit se battre en
voyant l’héritage qui lui est laissé en France, « grâce » au mépris de tous les
gouvernements et politiques de tous bords : un désastre culturel et donc social.

Cédric Laudet
cedriclaudet@neuf.fr

(Le 19 novembre 2005)