LA SSJB DE MONTRÉAL

Monsieur Robert Laplante
L’Action nationale

administration@action-nationale.qc.ca

Dans votre article d’aujourd’hui «L’Apartheid hospitalier» (publié dans le
site d’Impératif français), vous citez le président de la SSJB de Montréal, lui
reconnaissant la justesse de ses propos.

S’il était intervenu dans ce sens comme nous lui demandions de le faire en
décembre dernier, il aurait peut-être été écouté. Mais lorsque l’on hésite aussi
longtemps en nous faisant croire qu’il «préparait un grand dossier» sur ce
projet et qu’il en ressort un petit communiqué la veille de la décision du
gouvernement, on est tenu de croire que l’intervention a été faite trop tard
parce que trop craintif pour agir en temps opportun. Si on regarde tout ce qui a
été dit à ce propos, on doit reconnaître que «seule la section Ludger-Duvernay
de la SSJB de Montréal, par la voix de son président est intervenue dans le
débat, en insistant sur l’obligation, pour un gouvernement responsable, de
mettre sur pied une «Commission d’évaluation de tous les projets» ce qui
incluait le site de l’hôpital de l’Hôtel-Dieu, ou un seul site de langue
française pour les deux universités et plus que probablement l’abandon pur et
simple de ce genre de projets, donc pas de CHU, ni en français ni en anglais.

Comme toujours le conseil général de la SSJB de Montréal et son président ont
décidé d’intervenir alors que les marrons étaient au feu.

J’ajouterai, que le même scénario se produit actuellement pour la «Fête de la
Saint-Jean-Baptiste » ou la supposée «Fête nationale», alors qu’encore une fois
la section Ludger-Duvernay, par la voix de son président a demandé à la SSJB de
Montréal de ne pas être à la remorque du Gouvernement en organisant une «Fête
qui nous ressemble et nous rassemble» sans l’aide de l’état québécois, mais en
travaillant en collaboration avec les sections, les différents professions, les
différents métiers, les institutions financières, les entreprises, les
différents mouvements associatifs, les villes et tous les groupes qui sont
intéressés à faire de cette fête une vraie «Fête nationale populaire» avec
l’aide de tous les participants. Encore là, notre proposition a été reçue le 20
décembre à la suite d’une demande de la responsable de cette fête à la SSJB de
Montréal, cette demande faisant suite à notre prise de position concernant notre
refus d’être à la remorque du gouvernement. On aura peut-être une réponse à la
proposition de la section Ludger-Duvernay le 23 juin 2005, si on considère la
prise de position du conseil général intervenue la veille de la décision du
gouvernement sur l’affaire du CHUM. 

Salutations patriotiques,

Jacques Bergeron, Président
section Ludger-Duvernay de la SSJB de Montréal
jacberger@yahoo.fr

Note:
Je souhaite que le conseil général de la SSJB de Montréal, par la voix de Mme
Sylvie Mérineau, ne vienne pas insinuer, comme cela a été fait le jeudi 10
mars,( 1er jour de l’assemblée générale annuelle de la SSJB de Montréal) que
cette proposition aurait dû être envoyée au conseil général, alors qu’elle est
la personne qui nous avait demandé de lui faire parvenir notre proposition afin
de l’aider dans sa démarche organisationnelle?

(Le 28 mars 2005)