LA LANGUE FRANÇAISE FACE À LA MONDIALISATION

Suggestion ponctuelle

Petit mot à quelques concitoyens québécois.

=> émission d’un intérêt tout particulier chez France Culture : http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/tire_langue/

(Note : en principe, document audio accessible quelques jours seulement)

Salutations,

J.-L. Gouin
LePeregrin@yahoo.ca

PS : En complément, on m’autorisera bien immodestement d’insérer ce court extrait tiré d’un texte déjà ancien (Lettre à une Helvète, en http://www.vigile.net/pol/101jlg/index-pays.html), mais qui me semble rencontrer, parmi d’autres, une dimension essentielle (celle que je qualifierais de socio-politique) de la problématique abordée dans cet entretien radiophonique: «Je rédige mes travaux en français et j’entends qu’il en reste ainsi. Si ceux-ci sont solides, ils interpelleront la communauté concernée, de quelque horizon linguistique que proviennent ses membres. Les traducteurs qualifiés s’occuperont d’établir les ponts. Ce qui au surplus fait tourner l’économie, dirait gaiement le Yankee. Je pense, je vis, j’aime et je… critique en français. C’est dans cette langue que je puis cogiter les réflexions les plus poussées, les plus raffinées que je puisse produire. écrire en anglais signifierait affadir, affaiblir, édulcorer, en un mot médiocriser mon travail. Pour la simple raison que la langue de la véritable création est la langue maternelle. Ce qui vaut également pour mes collègues russes, finlandais, magyars ou japonais. – Et étatsuniens. Communiquer en anglais à l’échelle mondiale, ce n’est pas communiquer. à la limite, c’est déblatérer. Et c’est en outre – ce qui n’est pas rien – une autre façon d’offrir sur un plat de dollars la domination universelle du savoir, de la technologie, de la communication et de la culture à l’Uncle Sam. Communiquer avec le même instrument linguistique pour tous, c’est communiquer moins que jamais. C’est être vaincu avant même d’avoir ouvert la bouche […]». L’aspect qualité de langue est abordé ailleurs, notamment en ces lieux: http://www.vigile.net/pol/101jlg/delanguissement.html et http://www.vigile.net/pol/101jlg/delanguissement2.html

(Le 29 novembre 2005)