DROIT DE TRAVAILLER… EN FRANÇAIS

à : munpontiac@videotron.ca
Cc :
mdufour@mrcdescollines.com
; spq@spq-ftq.com;
clecuyer@assnat.qc.ca

Aux membres du conseil municipal de Pontiac,

C’est avec beaucoup d’étonnement que j’apprends que la municipalité de
Pontiac a procédé à l’embauche d’un chef de pompier unilingue anglophone. Il me
semble que la loi 101 a établi le droit de travailler en francais au Québec.
Comment les droits des pompiers francophones seront-ils respectés si leur chef
est incapable de s’exprimer dans la langue française ?

D’autres questions méritent réponse. Comment se fait-il que la municipalité
embauche une personne qui n’a pas les compétences suffisantes, en matière de
communication, pour occuper un poste de chef de pompiers ? Car, n’est-il pas
important qu’un chef de pompier puisse parler la langue nationale des Québécois,
puisse communiquer en français avec les citoyens de Pontiac, avec les employés
de la municipalité de Pontiac ?

Comme il est bien connu qu’il y a au Québec, et particulièrment en Outaouais,
de nombreux pompiers de langue française qui ont les compétences pour occuper le
poste de chef de pompiers de Pontiac, le choix de M. Howard, unilingue
anglophone, comme chef des pompiers de Pontiac laisse penser que le conseil
municipal fait preuve de favoritisme envers les anglophones unilingues et de
discrimination envers les francophones.

Je vous prie donc de prendre les mesures nécessaires pour remplacer M. Howard
au poste de chef des pompiers de Pontiac pour cause d’incompétence en matière de
communication. Vous admettrez avec moi que la communication est l’un des
domaines de compétence essentiels pour un poste de ce niveau.

Raymond Ouimet
Gatineau (Québec)
raymond.ouimet@sympatico.ca

(Le 31 janvier 2005)