DE L’ANGLO-DÉFRANCISATION À L’AUTO-DESTRUCTION SYSTÉMATISÉE

M. Benoît Pelletier
ministre.saic@mce.gouv.qc.ca
Ministre dans le Cabinet Charest
Député de la circonscr1ption de Chapleau (Outaouais)
Gouvernement du Québec

M. Pelletier, voici la cc de la lettre que je viens à l’instant, pour fin de publication, d’acheminer à une tribune publique bien connue.

Je pense qu’il était juste que vous en soyez informé concurremment.

Avec mes salutations, mais certes pas mon respect dont – désolé de devoir me montrer aussi sec et franc – vous n’êtes vraiment pas digne.

(Car justifier l’injustifiable n’est pas ce que le commettant-citoyen attend d’un ministre réellement au fait de ses dossiers)

étienne LaHire,
simple citoyen un peu plus dégoûté chaque jour de « son » propre gouvernement
LaHire@Q-bec.com
9 sept. 05

cc : à vos collègues ministériels ainsi qu’au ministre fédéral Pierre Pettigrew (pettigrew.p@parl.gc.ca), en dépit de l’aveuglement invraisemblable et pour tout dire pathologique de celui-ci (et pour qui, au surplus, un «séparatiste québécois» est par définition un «fanatique»: «Qui ne pense pas comme moi est un fanatique, quoi…»: http://www.ledevoir.com/2005/09/09/89993.html. Quelles lumières d’intelligence et de sagesse animent cet homme, n’est-ce pas…?). Avec des individus obtus et profondément sectaires de cette catégorie (et dieu sait qu’ils sont nombreux au sein du Parti Libéral du Canada, «tyrannie légale» au pouvoir depuis douze ans), c’est la violence dans sa forme la plus nue qui finira par surgir dans le litige séculaire Québec-Canada. Bref, nous avons à Québec des ministres irresponsables et plus catholiques que le pape (par incompétence et/ou par indigence intellectuelle et/ou par un sens de la québécitude extrêmement «mou» et/ou par incapacité politique à saisir les enjeux et ses conséquences sur la nation québécoise), et des boutefeux idéologues, arrogants et bellicistes à Ottawa (québécois qui plus est!) plus chrétiens que… Chrétien, obnubilés par l’idée de réduire la Différance québécoise à la plus insignifiante expression. Messieurs-dames les politiques des deux rives de l’Outaouais, entendez-moi bien: le citoyen qui vous parle à l’instant a vraiment – mais vraiment – sa dose…


De l’anglo-défrancisation à l’auto-destruction systématisée (sinon concertée)
En guise de post scr1ptum à la lettre ouverte de M. Gouin parue dans les derniers jours sur le site Impératif-français ( AU PAYS DE JEAN MOULIN )

Hélas ! voici en quelques lignes une illustration assez fidèle de ce qu’est devenue la France.

Comme quoi, «ça se voit», les Jean Charest, les Georges Bush, les Jean Chrétien, les Paul Martin et les Pierre Pettigrew – avec, en prime, les Benoît Pelletier qui s’égosillent à tenter de justifier l’injustifiable: voir Le Devoir [http://ledevoir.com/2005/09/08/89849.html]* et (un second texte simultanément !) La Presse [http://www.vigile.net/05-9/8.html#8] du 8 septembre – mènent le monde depuis quelques années.

à coup d’incompétence, d’aveuglement (sinon de bêtise), de despotisme plus ou moins larvé et d’absence d’une vision authentiquement citoyenne du politique.

La France qui se vomit elle-même dans ce qu’elle a de plus propre – sa langue – ne fait que reproduire, ou reconduire, ce qui se fait un peu partout dans le monde: travailler à sa propre destruction.

Je crois que la Planète se dirige vers une violence grand V généralisée dont on ne soupçonne pas l’ampleur. Et ce, en dépit de notre solide (et hélas ! si proche) connaissance du XXe siècle – le plus meurtrier de toute l’histoire de l’Humanité.

Pourquoi pareille affirmation ? Parce que l’ennemi n’est plus «extérieur» (le nazisme, des dictatures particulières, de gauche ou de droite, des multinationales plus puissantes que de nombreux états et qui font la pluie et le beau temps dans le sens de leurs intérêts privés – notamment de tout scrupule – sans être imputables de rien auprès de qui que ce soit, etc.). Caractère d’«extériorité» qui permet logiquement (et logistiquement) de «cerner» l’adversaire et, on peut l’espérer alors, nonobstant l’immense puissance de celui-ci, le cas échéant, de le vaincre. «Repérer» judicieusement l’opposant constitue en effet la condition sine qua non – sans laquelle tout est perdu d’avance avant de croiser quelque fer que ce soit – autorisant l’espoir d’une victoire. Notamment celle du Droit, de la Liberté et de la Dignité.

Mais voilà ! L’ennemi – le plus puissant de tous, à tout le moins – est désormais nulle part ailleurs qu’en nous.

Or comment lutter contre sa propre auto-destruction ???
Comment détruire sa propre propension à se détruire…?

L’Humanité va à sa perte. Les Jean Chrétien, les George Bush, les Jean Charest, voire les Jacques Chirac (ne fût-ce que par complaisance, « »banale » corruption à l’interne» ou mollesse intellectuelle: bonne santé tout de même, Mister President !) n’en sont que les épiphénomènes politiques, certes. Mais ô combien symptomatiques de l’état de la Communauté humaine de notre temps.

étienne LaHire
LaHire@Q-bec.com
En pays québécois, ce 9 sept. 2005

* « Le fédéralisme maximise la liberté politique », tel est le titre absolument surréaliste du « papier » de notre ministre québécois des Affaires intergouvernementales! Dans cet étouffoir de tous les instants que constitue le Canada pour le Québec, il est rassurant, n’est-ce pas, de constater que le «Grand Protecteur» de nos droits nationaux pensât exactement la même chose, du moins quant au fond des choses, que les Stéphane Dion, les Denis Coderre et les Pierre Pettigrew. Ou Jean Chrétien. L’auto-destruction, vous dis-je…