AGENCE DES SERVICES FRONTALIERS DU CANADA

Madame,
Monsieur,
contact@cbsa-asfc.gc.ca

Permettez-moi de vous faire part de ma vive déception au sujet des nombreux
produits importés au Canada sans marquage en français. Je croyais que la loi
canadienne obligeait, de façon générale, un marquage bilingue français-anglais
sur les produits vendus au Canada, à quelques exceptions près (livres, disques
&c.). (Si théoriquement la Charte de la langue française au Québec oblige lui
aussi un étiquetage français sur la plupart des produits vendus sur sol
québécois, en réalité l’Office québécois de la langue française semble n’agir
pas du tout à l’endroit des fabricants, des fournisseurs et des importateurs qui
contreviennent aux exigences de la Charte en matière linguistique.)

Par exemple, je possède des vêtements achetés au Canada dont les étiquettes
sont en anglais seulement. Idem des appareils ménagers, des produits
alimentaires et moult autres. Souvent le fabricant est une entreprise canadienne
qui importe les marchandises d’une usine à l’extérieur.

Je comprends bien que l’ASFC ne pourrait guère examiner séparément chaque
produit importé au Canada pour la conformité aux lois linguistiques, mais
j’aimerais savoir comment l’ASFC agit pour protéger le grand public francophone.
Veuillez préciser aussi le recours d’un consommateur qui a acheté un produit
importé dont le marquage ne se conforme pas aux lois ainsi que les démarches
qu’entreprend l’ASFC à l’endroit des fabricants délinquants.

De surcroît, j’ai été étonné de recevoir du bureau montréalais de l’AFSC une
réponse en anglais à ma demande de remboursement des droits payés pour des biens
renvoyés par la suite au pays d’origine. étant donné que ma demande a été
rédigée dans la langue de Molière et que j’habite le Québec, j’aurais cru que
l’ASFC répondrait également dans cette langue.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

Scott Horne
shorne@hornetranslations.com

(Le 20 septembre 2005)