VIA RAIL DÉRAILLE!

Objet : bilinguisme (ou plutôt : unilinguisme anglais)

à bord du train 6107, 11 h 50, 28 déc., Montréal-Toronto, votre employé, soit
un homme de race blanche de 35-40 ans, ne parlait pas un traître mot de ma
langue. Et il avait l’air surpris que je lui parle français.

Or, ce n’est pas la 1re fois que telle situation se produit. Loin de là. Ce
genre d’incident témoigne d’un souverain mépris envers les francophones. Et je
vous signale que le fait de garder des employés unilingues à bord de ce train
est irrespectueux, raciste et carrément illégal.

J’ai nettement l’impression que 1) vous ne parlez pas des langues officielles
à vos employés ou que 2) vous le faites de façon si désinvolte et si
condescendante ("les trucs inutiles que le C.L.O. nous oblige à faire") que
votre personnel ne prend pas le bilinguisme au sérieux.

Louis Labrecque
kundry@ca.inter.net

PS – Passe encore si cela s’était passé entre Vancouver et Saskatoon.
Mais à Montréal!

PPS – J’ai la ferme intention de me plaindre auprès du C.L.O. (entre
autres…). Je prendrai les grands moyens s’il le faut.

(Le 30 décembre 2004)