SPEAK WHITE

Je n’ai qu’une réaction en lisant votre message ci-dessous.

Il y a 30 ans, Michèle Lalonde écrivait un poème dénonçant l’opression nationale des québécois, atteints et humiliés dans l’outil privilégié de leur expression: leur langue.

En 1974, ce poème, Speak White, avait été dénoncé par que, disaient ses détracteurs, il décrivait une situation désormais révolue.

Trente ans plus tard, malheureusement, force est de constater que non seulement la situation n’était pas révolue il y a 30 ans mais qu’elle dure et perdure encore aujourd’hui.

Yanik
Voir: http://www.geocities.com/Athens/Forum/5462/ml-white.html

—–Original Message—–
From: Impératif français [mailto:Imperatif@imperatif-francais.org]
Sent: 19-May-2004 23:08
To: Impératif français
Subject: LE HARCÈLEMENT SE POURSUIT !

COMMUNIQUÉ
Pour diffusion

LE HARCÈLEMENT SE POURSUIT !

Des sanctions exemplaires s’imposent…

Le 20 mai 2004 – Impératif français dénonce les pratiques d’intimidation et de harcèlement en vigueur au sein de la fonction publique fédérale à l’endroit des francophones.

Après Édith Gendron, c’est maintenant le tour d’une employée du ministère fédéral de l’Environnement, Mme Christine Robitaille, de perdre son emploi parce qu’elle s’est tout simplement exprimée en français au Québec.

« Les francophones ont le droit de travailler en français, de parler français lors des réunions et de s’entretenir en français avec leurs gestionnaires, sans faire l’objet de représailles, de harcèlement, de discrimination ou de congédiement », de déclarer le président d’Impératif français M. Jean-Paul Perreault.

Le congédiement de Mme Robitaille contrevient à la Déclaration universelle des droits de l’homme qui stipule que « toute personne a droit au travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage » et que « tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration universelle » et cela «sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique… »

M. Perreault exige que « des sanctions exemplaires soient prises à l’endroit de tous ceux qui privent les Québécois de leur droit de travailler et de travailler en français au Québec. Si de telles sanctions ne sont pas prises, les francophones qui travaillent au fédéral se sentiront obligés, comme c’est déjà trop souvent le cas, de cacher leur langue de peur d’être pénalisés.»

Et d’ajouter : « ces exemples de représailles ne doivent pas les décourager, mais plutôt servir d’exemple de fierté quand vient le temps de dénoncer les nombreuses pratiques d’exclusion et de discrimination en vigueur au sein des institutions publiques fédérales.»

P.-S. – Lecture suggérée : Étude du Commissariat aux langues officielles de mars 2004 sur « La langue de travail au sein de la fonction publique fédérale » à l’adresse http://www.ocol-clo.gc.ca/archives/sst_es/2004/work_travail/work_travail_2004_f.htm#Anchor_H

Quelques adresses utiles :
M. David Anderson
Ministre fédéral de l’Environnement
david.anderson@ec.gc.ca

Mme Dyane Adam
Commissaire aux langues officielles
message@ocol-clo.gc.ca

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Source :
Jean-Paul Perreault, président
Impératif français
Recherche et communications
Tél. : (819) 684-8460
Imperatif@imperatif-francais.org
www.imperatif-francais.org

(Le 20 mai 2004)