« A FRENCH LAW », N’EXAGÉRONS PAS !

Oui, bon… La lecture de l’éditorial en question ne laisse place à aucune
ambiguïté. Si Le Monde utilise l’anglais, c’est précisemment pour frapper, par
le contraste entre le sens du titre et la langue utilisée. L’objectif étant, en
une seule ligne, de dénoncer l’influence anglo-saxonne sur la réforme
introduisant un "plaider-coupable à la française", fortement inspirée du droit
anglo-saxon. Utiliser un titre français comme "Une loi française" aurait été
stupide, parce que cela lui aurait fait perdre toute dimension critique. Aucun
titre en français n’aurait pu faire passer le même message.

Je défends la langue française, mais en l’occurence, l’utilisation de
l’anglais me semble parfaitement justifiée. Mieux vaut critiquer l’utilisation
récurrente des termes termes "e-mail" pour courriel, "boîte mail" pour BAL,
"hedge funds" pour fonds spéculatifs… Là, cela n’a aucun sens.

Donc, ne nous excitons pas sur tout et n’importe quoi. Cela ne peut que nuire
à la crédibilité de notre critique. M. Bertrand devrait mieux choisir ses
indignations.

Bien à vous
Adam Valency
multilinguisme@gmx.net

PS: bien souvent, des magazines comme The Economist utilisent des titres en
français, simplement car leur signification est intraduisible en anglais.

(Le 7 octobre 2004)


A FRENCH LAW" !
– ou la loi Perben 2

Le titre fait sursauter. On le sait, Le Monde a sa copie en anglais, en
espagnol et en combien d’autres langues ? En plus, c’est un éDITORIAL. Ils font
partie de l’Union Européenne.

Font-ils tout pour amoindrir la force du français ? "Une Loi Française" ça se
dit bien, n’est-ce pas ? Est-ce que cela aurait moins de valeur que "A French
Law"?

Voyagent-ils trop, ces gens de la haute hiérarchie ou sont-ils au service
d’une autre langue, une autre culture, une autre façon de penser ou une autre
façon de faire et d’être ?

Un éditorial du Monde. C’est donc toute l’équipe du Monde que l’on doit
interpeller.

Par la présente, j’adresse donc ce commentaire à toutes ces bonnes gens du
journal Le Monde.

Le respect de soi ne commence-t-il pas par le respect de sa propre langue ?

Y a-t-il une valeur hiérarchique à employer un titre dans une langue plutôt
que dans l’autre en s’adressant particulièrement à un public ciblé ?

Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays

http://membres.lycos.fr/quebecunpays/